Ensemble Nautilis

Vendredi 16 aout – 20h30 – Salle Nougaro

Line up /
Nicolas Pointard : Batterie et composition
Christophe Rocher : Clarinettes
Nicolas Peoc’h : Saxophones soprano et alto
Robin Finker : Saxophone Ténor et clarinette
Philippe Champion : Trompette ou buggle
Matthias Mahler : Trombone
Antonin Rayon : Piano
Vincent Raude : Electronique
Frédéric B.Briet : Contrebasse

L’Ensemble Nautilis est un microcosme qui grandit au fur et à mesure qu’il est nourri de l’extérieur, comme un réseau de racines creusant dans le sol de son territoire. L’image de la plante lui convient donc assez bien, ensemble ruralo-citadin, les pieds dans la mer et la terre mais aussi dans la ville, qui rebondit à chaque rencontre, modifie sa trajectoire au grès des expériences s’ancre dans le réel pour mieux le changer par le pouvoir de la musique. L’Ensemble Nautilis et toutes ses créations découlent d’un cheminement naturel, développés en rhizomes, tel une arborescence de créations qui s’irriguent les unes les autres, comme si cet arbre aux mille branches ne cessait jamais de croître, chaque extrémités portant cette soif intarissable de l’expérimentation et de l’invention qu’on peut trouver seulement en tendant vers d’autres horizons. Il n’est donc pas étonnant d’entendre Nicolas Pointard, batteur de l’Ensemble Nautilis et compositeur du nouveau répertoire de l’ensemble, avouer avoir trouver en la figure de l’arbre une inspiration importante pour écrire pour cet ensemble protéiforme qu’est Nautilis.Voyant nombre d’analogies possibles entre ces musiciens et le réseau que forme cette masse vivante inerte et pourtant incroyablement imposante et porteuse de vie qu’est l’arbre : La collaboration de la simplicité et de la démesure, la connexion et l’interaction entre les individus par leurs racines, la notion de collectif, le phénomène de rhizomes qui fait disparaître un individu au profit d’une multitude allant dans la même direction…. Autant d’images pour décrire un ensemble multiple et un.  

Pour ce nouveau répertoire, Nicolas Pointard a élaboré un mille-feuilles polyrythmique à l’équilibre tangent, à l’harmonie circulaire et sidérale qui prend racines dans les chocs instrumentaux et les soubresauts mélodiques. Telle une tectonique de plaques orchestrale, les agencements se font échos, les voix se traversent et la magie opère pour laisser apparaître des monuments de sons, des paysages parsemés de montagnes symphoniques et de prairies de silence. Evergreen est une joie qui éclate en un printemps assourdissant.